Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 17:06
Oui, l'Europe est critiquée : mais au moins, elle, elle propose!!!

Les pays émergeants grognent contre l'insuffisance de l'offre. Ils grognent contre ces pays industrialisés qui avaient déjà rédigé un accord les négligeant. Bref... ils grognent!

L'UE accorderait 2,2 milliards d'euros par an aux pays pauvres d'ici à 2012. C'est ce qui est sorti du Conseil Européen du 11 décembre dernier. Depuis le mois d'octobre, les 27 etats memebres se sont de fait mis d'accord sur une aide volontaire aux pays en développement en vue de les aider à s'adapter au changement climatique. La France devrait se charger de 300 millions par an sur cette somme.

2,2 millliards, cela signifie couvrir chaque année séparant de la suite du Protocole de Kyoto (suite, ou renouvellement, tout dépendra des négociations). Cette somme représente un tiers de ce qui devra être distribués aux pays du Sud. Les Etats Unis devraient assurer un quart de cette somme; quant au Japon, il afficherait la même somme que l'Europe (nous félicitons de nouveau ce pays pour le revirement qu'il a effectué en la matière).

L'Europe a proposé.... quid de l'enemsemble des autres pays? we're waiting!
Par anne-sophie rochegude - Publié dans : Copenhague - Communauté : environnement et politique
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 16:50
 Chine et Etats-Unis : les deux monstres polluants... Deux pays à l'origine de 40% des émissions mondiales de CO2... Deux pays qui jouent à cache cache et se renvoient sans cesse la balle...

Arrêtez de jouer!!! Il ne s'agit pas de souspeser la responsabilité de chacun mais d'agir!

La pression est intense à Copenhague entre les deux géants économiques : les tensions relatives aux efforts que doivent faire chacun des deux sont plus que palpables et mènent pour le moment à un véritable cul de sac.

La Chine joue sur sa carte de pays pauvre : "Bien sur, l'économie chinoise est puissante mais nous avons encore 150 millions de personnes sous le seuil de pauvreté" affirme He Yafei, Vice ministre chinois des affaires étrangères. Pékin refuse tout objectif contraignant.

Quand à Washington, qui reconnait la responsabilité historique des Etats Unis dans le réchauffement climatique, leur action n'aura lieu qu'en cas d'engagement de la Chine ainsi que des grands pays émergeants. Todd Stern réduit cela à "une question de mathématiques"... No comment!
Les Etats Unis refusent que la Chine bénéficie des aides destinées aux pays émergeants : pourquoi la Chine (21% des émissions de CO2) devrait être simplement "encouragée" à réduire ses émissions tandis que les Etats Unis seraient obligés?
Il est vrai que le cas de la Chine est tres difficile à appréhender : à la fois tres riche et tres pauvre... comment gérer ce pays?

La formule d'Yvo de Boer,( vous savez cest le secrétaire exécutif de la CCNUCC)) nous plait bien : "La Chine appelle les Etats- Unis à faire plus, les Etats Unis appellent la Chine à faire plus. J'espère que dans les jours qui viennnent, tout le monde appellera tout le monde à faire plus".
Par anne-sophie rochegude - Publié dans : Copenhague - Communauté : environnement et politique
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 16:35
Telle est en tout cas la proposition de l'Eurodéputé Florenz (PPE). Celui-ci, Vice Président de la délégation du Parlement Européen à Copenhage, pense en effet que la lutte contre le changement climatique peut se réveler, comme le fut le voyage sur la lune, réalisable...

Nous aimons à rapprocher ce discours d'une citation philosophique qui dit que "si les hommes ne rêvaient pas de grandesw cathédrales, ils ne bâtiraient pas de masures"... Autrement dit, il faut pouvoir viser loin pour avancer et construire.
Viser la lune était inimaginable : c'est devenu réalité. Et pourtant, les raisons n'en étaient pas vitales. Notre défi aujourd'hui nous en sommes à la fois responsables et conséquences. Aussi faut il agir rapidement et avec durabilité. 

Florenz pense important de considérer la lutte contre le réchauffement sous l'angle de l'économie : un véritable "modèle économique" est nécessaire. Nous retombons ici sur l'idée de  Corinne Lepage et son économie circulaire : l'importance du changement dans la façon de penser.

L'investissement est la clef de la transformation de la planête et de notre façon d'y évoluer : des fonds sont nécessaires et pas seulement pour aider les pays en développement. Le carbone est principalement objet des pays industrialisés et c'est d'abord ici qu'il faut réagir. Le potentiel de croissance qui y est inhérent compensera le coût important de l'action.

Par anne-sophie rochegude - Publié dans : Inside the EU - Communauté : environnement et politique
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 10:35
La gaffe.... Plus qu'une gaffe : une erreur diplomatique grave...

Alors que les discussions de Copenhague devraient porter sur la question des fuites de carbone ("carbon leakage"), soit des délocalisations des activités industrielles vers les pays en développement ou émergeants, un impair a été commis : un document préfixant les détails d'un accord politique aurait été diffusé. Et celui-ci met à mal les prétentions à la responsabilité différentiée demandée par les pays de l'ACP.

Il est d'usage que lors des négociations diplomatiques, les Memorandum of Understanding (MOU) soient rédigés dès le départ, présentant les conclusions de l'accord final souhaité. Ceci n'est donc pas choquant : car ces mêmes pays qui crient au scandale ont surement eux mêmes un tel document allant bien entendu dans leur sens.
Néanmoins qu'une telle fuite soit possible à ce niveau est terriblement grave : les négociations sont basées sur un système d'échange or si chaque interlocuteur pense d'emblée en terme de ses intérêts et si ceux ci sont délivrés de manière brute, cela peut entraver le cours des discussions...

Par anne-sophie rochegude - Publié dans : Copenhague - Communauté : environnement et politique
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 09:32

Aujourd'hui, point de réflexion personnelle mais une retransmission de l'interview du Président du GIEC donnée lors d'une audition avec Paul Mc Cartney (site du Parlement Européen).

« Je suis optimiste » - le Dr Rajendra Pachauri sur la conférence de Copenhague

Environnement - 04-12-2009 - 13:14
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Rajendra Pachauri : « Pays riches et pays en voie de développement ont un intérêt commun ».

Le Président du Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) s'avoue plutôt optimiste quant à la conférence sur le climat qui s'ouvre à Copenhague le 7 décembre. Le Prix Nobel de la Paix 2007 a noté un changement majeur dans l'opinion publique au cours des deux dernières années. En tant que scientifique, il précise que si l'on n'agit pas maintenant, «l'augmentation de la température dépassera deux degrés ». Il a répondu aux questions de nos internautes.

Le Dr Rajendra Pachauri était présent au Parlement européen à l'occasion d'une conférence sur le changement climatique et la consommation de viande, en compagnie de Paul McCartney. Les internautes avaient soumis leurs questions sur le compte Facebook du Parlement européen.


Joseph Caruana demande si la conférence de Copenhague sera le théâtre d'un affrontement diplomatique entre les pays riches et les pays en voie de développement.


Dr Rajendra Pachauri : J'espère que non car nous avons un intérêt commun. Pays riches et pays en voie de développement seront également victimes du changement climatique. Nous devons nous rendre compte que nous sommes tous dans le même bateau. Les responsabilités, bien que partagées, sont différentes. Elles imposent différents niveaux d'engagement en fonction du stade de développement des pays.


Certains pays - notamment en Afrique, en Asie et en Amérique latine - n'ont pas la capacité de s'adapter aux impacts du changement climatique. Je pense que les pays développés devront les aider, c'est une question d'éthique.


Concernant la conférence de Copenhague, je suis optimiste car j'ai vu un tournant majeur dans l'opinion publique au cours des deux dernières années, notamment depuis le quatrième rapport d'évaluation du GIEC.


Philip Strothmann pense qu'une augmentation de la température de deux degrés est inévitable au vu des propositions américaines et chinoises de réduction de leurs émissions de CO2. A-t-il raison ?


RP : Si on n'agit pas, l'augmentation de la température dépassera sans aucun doute deux degrés.


Quelque soit l'accord trouvé à Copenhague, ce ne sera pas le dernier. La science doit aider les décisions politiques. Le cinquième rapport d'évaluation du GIEC, qui sortira en 2013 ou 2014, donnera de nouvelles informations.


Isaak Magerman a soulevé la question d'une nouvelle révolution dans les modes de production. Pensez-vous que les technologies vertes puissent remplacer les technologies existantes ?


RP : Sans aucun doute. J'étais en Allemagne hier et j'ai rencontré la chancelière Angela Merkel. Le gouvernement allemand poursuit des politiques dynamiques. Le parc de panneaux solaires a une capacité de 5,5 gigawatts. L'Inde avance également des plans très ambitieux pour développer l'énergie solaire. L'efficacité énergétique peut également être améliorée de façon prodigieuse, par exemple dans le transport, le logement ou l'industrie.


Si vous prenez toutes ces mesures et que vous les combinez, il est tout à fait réaliste de croire que nous pouvons réduire de façon substantielle les émissions de CO2 sans entraver la croissance économique ou perdre des emplois. C'est un fait : certaines de ces mesures créent de l'emploi. Ce qu'il faut, c'est de la volonté politique. Comme dit mon ami Al Gore : « La volonté politique est une ressource renouvelable ».


Paul Van Rompaye demande si la réduction des émissions de CO2 n'est pas aussi une opportunité de réorienter l'économie, abandonnant ce qu'il appelle « le modèle de consommation américain ».


RP : Le monde a traversé des changements radicaux. Nous avons commencé comme chasseurs-cueilleurs puis nous avons développé l'agriculture.


C'est pour cela que je ne pense pas que nous devons nous inquiéter des changements majeurs qui sont en cours. Ils nous permettrons de grandir, de nous développer, de consommer d'une façon compatible avec la protection de l'environnement. L'environnement et le changement climatique doivent maintenant être mis au centre du système.


Andres Galindo s'inquiète du manque d'eau à l'avenir. Qu'en est-il ?


RP : J'aimerais lui dire de ne pas s'inquiéter, mais il doit en effet être conscient que dans certaines parties du monde les tensions montent autour de la problématique de l'eau. Il faut que les gouvernements, les entreprises, la société civile et les gens commencent à faire attention à l'eau et à ne pas la considérer comme une ressource sans valeur.


Ercan Acar souhaiterait savoir si les énergies renouvelables peuvent vraiment remplacer les énergies fossiles.


RP : Je ne doute pas un instant que les énergies renouvelables pourront remplacer les énergies fossiles et peut-être même l'énergie nucléaire. Dans certaines parties du monde, y compris en Europe, l'imagination et l'innovation peuvent permettre d'utiliser les énergies renouvelables à grande échelle. L'installation de panneaux solaires à grande échelle en Afrique du Nord est une possibilité à considérer sérieusement. L'énergie pourrait être transportée vers l'Europe par de câbles sous-marins.


L'énergie éolienne est un autre exemple. Bien entendu, nous devons utiliser les énergies renouvelables mais aussi améliorer l'efficacité énergétique. Les deux vont de pair.


L'interview a été conduite en anglais.

 
Par anne-sophie rochegude - Publié dans : Copenhague - Communauté : environnement et politique
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